Anthony Steffen
Antonio Luiz De Teffè

Date et Lieu de naissance : 21 juillet 1929 Rome, Italie
Date et Lieu de décès : 4 juin 2004 Rio de Janeiro

Issu de l’aristocratie brésilienne et fils du coureur automobile et ambassadeur Manoel De Teffè, Antonio Luiz naît le 21 juillet 1929, à Rome en Italie. À la fin de la seconde guerre mondiale, le jeune garçon met un terme à ses études et rejoint les partisans italiens. Après le conflit, il décide de travailler pour l’industrie cinématographique renaissante. En 1948, il décroche un petit boulot de coursier pour Vittorio De Sica sur le tournage du film «Le voleur de bicyclettes», puis il pratique plusieurs métiers aux studios romains de Cinecittà.

 

Durant la première moitié des années cinquante, Antonio De Teffè devient assistant, entre autres, de Mauro Bolognini sur «Une fille formidable» (1953) avec Sophia Loren. Puis en 1955, il oriente définitivement sa carrière vers la comédie. Doté d’un physique de jeune premier, il trouve rapidement des engagements dans plusieurs productions typiquement italiennes. On l’aperçoit notamment en jeune étudiant amoureux de son professeur dans «Les dix-huit ans » (1955) de Mario Mattoli; puis, il est le fils de Gino Cervi et de Micheline Presle dans «Le château des amants maudits» (1956) de Riccardo Freda; le beau Demetrius dans «L’esclave de l’Orient» (1958), un péplum de Mario Bonnard et enfin le Capitaine de la garde des hébreux dans «Sodome et Gomorrhe» (1961), une fresque biblique de Robert Aldrich, où il côtoie les stars internationales telles que Stewart Granger, Anouk Aimée et Pier Angeli.

 

C’est avec l’arrivée de la mode du western spaghetti que Antonio De Teffè va connaître une grande notoriété. En 1964, sous le nom américanisé de Anthony Steffen, il tourne «Perché uccidi ancora», son premier western, une coproduction italo-espagnole dirigée par José Antonio de la Loma. Il enchaîne alors des dizaines de films où il incarne des héros de l’Ouest au regard sombre dans des productions assez médiocres, mais qui ont l’avantage de distraire des millions d’amateurs du genre. Parmi ses plus grands succès, nous pouvons citer: «Gringo joue le rouge» (1966) de Alberto Cardone, «Bravo Django» (1966) de León Klimovsky, «Un train pour Durango» (1967) de Mario Caiano, «La horde des salopards» (1969) de Sergio Garrone, «Garringo» (1969) de Rafael Romero Marchent, «Shango» (1969) de Edoardo Mulargia, «Viva Sabata» (1970) de Tulio Demicheli et «Viva Django» 1972) de Edoardo Mulargia.

 

Au milieu des années soixante-dix, le genre du western spaghetti s’essouffle, et malgré une belle popularité, la carrière de Anthony Steffen décline rapidement. En effet, ne recevant aucune proposition dite sérieuse pour des films plus traditionnels, il accepte alors des rôles dans des productions d’horreur ou érotiques de série Z. Ayant accumulé une belle fortune tout au long de sa carrière, il s’éloigne des plateaux de cinéma et entreprend une vie de jet-setteur international qui le mène aux quatre coins du monde. En 1978, il tourne au Brésil «L’invasion des piranhas» de Antonio Margheriti. Il redécouvre ainsi le pays des ses aïeux, et décide de s’y installer définitivement.

En 2002, Antonio De Teffè apprend qu’il est atteint d’un cancer. Après une longue bataille, il meurt le 4 juin 2004, à Rio de Janeiro. Cette disparition coïncide, ironiquement, avec la redécouverte par un nouveau public de ses films en DVD, ce qui le fait entrer dans la légende des stars du western spaghetti.
© Philippe PELLETIER

 
Filmographie Western:

1965 - Perche Uccidi Ancora/Creuse ta fosse, j'aurai ta peau - Jose Antonio De La Loma
           Una bara per lo sceriffo/
Un cercueil pour le sherif – de Mario Caiano  

1966 - sette dollari sul rosso/ Gringo joue le rouge - de Alberto Cardone
            mille dollari sul nero /
Les colts de la violence- de Alberto Cardone
            pochi dollari per Django /Bravo Django/
Quelques dollars pour Django- de León Klimovsky

1967 - un treno per Durango /Un train pour Durango - Mario Caiano  
           Killer Kid – de Leopoldo Savona
           Ringo, il volto della vendetta /
La vengeance de Ringo - de Mario Caiano

1968 - il suo nome gridava vendetta /
Son nom crie vengeance - de Mario Caiano
           il pistolero segnato da Dio /
Deux pistolets pour un lâche - de Giorgio Ferroni
           I morti non si contano /
Les pistoleros du Nevada – de Rafael Romero Marchent

1969 - una lunga fila di croci /
Une longue file de croix- de Sergio Garrone
           Django il bastardo /La horde des salopards / Django le batard- de Sergio Garrone
           gentleman Jo... uccidi /
Gentleman killer - de Giorgio Stegani
           uno straniero a Paso Bravo /Un étranger à Paso Bravo/
le pistolero de Paso Bravo- de Salvatore Rosso
           Garringo: I morti non si contano /
Garringo - de Rafael Romero Marchent

1970   Shango, la pistola infallibile /
Shango - de Edoardo Mulargia
           Arizona si scatenò... e li fece fuori tutti /
Arizona se dechaine - de Sergio Martino
           arriva Sabata! /Viva Sabata - de Tulio Demicheli

1971   uccidi Django... uccidi per primo !!! /
Abattez Django le premier - de Sergio Garrone
           un uomo chiamato Apocalisse Joe /
Apocalypse Joe - de Leopoldo Savona

1972   W Django ! /
Viva Django - de Edoardo Mulargia  

 

 

©WestSpags -2009